L’essentiel

Du sperflu à l'essentiel

Ca fait un bon moment que je n’ai pas écrit. Et cette fois, cela n’aura pas été par faute de temps.

Oui, du temps j’en ai eu ces 2 derniers mois. Et j’en ai profité.

Je n’ai pas souvenir d’être parvenue, dans ma vie, à autant me détendre que ces dernières semaines.

Quelles notes le parfum de cette expérience laissera t’il dans son sillage ? Vais-je parvenir à garder l’essentiel?

Est-ce que ce slow movement sera assez imprégné en moi pour m’aider à ressentir plus de fluidité chaque jour ?


Toujours à 100 à l’heure !

Je ne saurai même plus dire depuis combien d’années, je fonctionne « pied au plancher ».

La tête fusant d’un projet à un autre, le corps suivant docilement.

Et moi j’aime ça : 

« Faut que ça bouge ! »


Je n’ai pas vu le temps passer

Prise dans cette lancée et éprise de cette frénésie de la vie, j’ai jonglé avec mes différents rôles.

« Quand tout est bien organisé, on peut faire des merveilles ! »

Alors, le temps a filé sans que je m’attarde à faire des analyses sur le passé, le présent et l’avenir. Prise dans le vif du sujet, j’ai profité de cette explosion de stimuli qui parfois m’ont fatiguée (c’est vrai !) mais si souvent m’ont contentée.


Puis, il s’est arrêté !

Pas comme un train qui entre en gare et ralentit quelques kilomètres avant. Ni même comme une veille de vacances où l’on sait qu’il va falloir mettre un gros coup de collier avant de profiter (car on s’y prépare).

L’arrêt a plutôt ressemblé à l’image que je me fais de quelqu’un qui fiche un gros coup de poing sur le bouton d’arrêt d’urgence d’un TGV en pleine pointe de vitesse.

Franchement, je suis incapable de dire encore aujourd’hui, ce que j’ai ressenti.

J’ai juste ce souvenir d’avoir pris toutes mes affaires comme on le fait une veille de vacances :

« Ne rien oublier ! Emporter le max pour nettoyer, trier et surtout ne pas avoir à revenir durant cette période. »

Et puis, j’ai eu une sensation bizarre en fermant la porte du cabinet et en m’assurant qu’elle était bien verrouillée. Comme une voix qui me disait :

« Te plante pas, t’es pas prête de revenir ! »


Puis, plus rien !

Une fois tous les rendez-vous décommandés, cela a été le vide absolu dans mon emploi du temps.

Du jamais vu !

Même mes occupations annexes : sport, association. Le stand by total !

Alors, j’ai découvert, comme beaucoup, la pause forcée.


Ne rien faire !

De Netflix à un bouquin, du canapé au fauteuil….de la chaise pour manger au transat pour bronzer.

Une vraie vie d’ado. En y ajoutant malbouffe et apéros à volonté, me voilà replongée dans le combo parfait de mes 19 ans.

Et j’ai honte ! Parce que non seulement, je profite mais j’aime ça ! Et je sais qu’à l’extérieur se joue un drame sanitaire et humain mais ce moment devient, malgré tout, un moment de retrouvailles, une aparté précieuse pour notre famille.


L’essentiel

Bien sûr, les peurs apparaissent, comme pour chacun : santé, financière, sociale.

Mais très vite, la déconnexion avec le superflu et la connexion avec l’essentiel rassurent.

Exit les infos inutiles, les polémiques, les dépenses inutiles.

J’ai cette chance d’avoir une famille nombreuse et de la verdure autour de moi. Et je réalise, au bout de ces 2 mois, que c’est l’essentiel pour moi : ceux que j’aime et la nature.

Comprenez bien que je savais déjà que j’aimais plus que tout mes proches et la nature. Mais la nuance se joue dans le fait que j’ai réalisé que c’était suffisant pour moi. Je n’ai pas trouvé de mot plus heureux pour résumer ce constat : 

« Je sais simplement aujourd’hui que tout le reste est superflu ! »


Que vais-je en faire ?!

C’est là ma seule appréhension à ce jour.

Est-ce que je vais être capable d’intégrer dans mon quotidien qui reprend déjà ses droits, depuis à peine 2 jours, ce que j’ai retiré de cette expérience ?

Vais-je avoir la sagesse de ne plus succomber aux sirènes de la consommation inutile qui amène à en faire toujours plus au détriment, parfois, de l’essentiel ?

Est-ce que je vais parvenir à être dans l’action et dans l’inaction de manière plus équilibrée ?

Je me sentirai bien présomptueuse d’oser affirmer que cette leçon de vie aura sur mon quotidien les effets désirés. Je l’espère. Et je crois que c’est déjà bien.

Du superflu à l’essentiel

3 thoughts on “L’essentiel”

  1. Je pense avoir vécu ce confinement un peu comme toi !!! Et je l ai vraiment apprécié !! Et la … répartis à fond à l heure , bien sûr il faut travailler et j aime ça mais je regrette déjà ce temps en famille … merci pour ton post toujours tellement bien écrit ! Biz

  2. Et la question aujourd’hui se pose… comment ai-je envie de vivre! Ma vie est à un tournant, je peine à trouver la motivation chaque jour! Où vais-je?
    Tes mots raisonnent en moi, j’ai mon essentiel! Mais je dois avancer… pourquoi, comment, avec qui…
    Merci pour ton texte, on sent que tu vis, respires chaque mot!

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