Je me pardonne

J’ai commis une erreur. Et j’en suis désolée.

Oh ! Il n’y avait rien d’intentionnel !

Sois en sûre !

Et d’ailleurs, je m’en suis excusée.


Mais la nature humaine est ainsi faite

Il est plus facile de juger que de faire preuve de compréhension.

Et puis, c’est vrai, certaines erreurs sont plus faciles à pardonner que d’autres.

Tout dépend de leurs conséquences !

En réalité, il y a une expression qui résume bien ce que je ressens :

« L’erreur est humaine »


Et je me sens résolument humaine.

J’aime ça d’ailleurs ! L’idée d’être faillible.

Ce sont nos imperfections qui nous rendent « abordables ».


Il y a quelques années, je cherchais à tout prix à les masquer, les dompter, les dépasser. Je crois, avec le recul, que cela me rendait froide et inaccessible, intransigeante et rigide.

Je suis plus à l’aise, aujourd’hui, avec moi-même. Je trouve la chaleur de l’humanité, dans toute sa dimension, plus attractive que la froideur de l’exigence et du jugement.


Mais je te comprends

Moi aussi, il m’arrive d’être dure, intransigeante et de juger. Ca aussi, c’est humain ! Ca fait partie du package !

J’aime à croire que j’ai appris, avec le temps, à mettre plus de rondeurs dans tous ces jugements arbitraires et inutiles. Et je m’en trouve bien plus heureuse au quotidien. C’est pour ça que je choisis de continuer sur ce chemin.

Sache que le fait que tu m’en veuilles et que l’idée que tu répandes sur la place publique mon erreur me fait de la peine.

Je n’en suis pas fière. C’est toujours un moment difficile d’être en proie à la honte, la culpabilité. Alors quand tu y ajoutes le jugement des autres, c’est comme un poids supplémentaire qui n’aurait pas été franchement utile.


Alors, je me pardonne

Parce que, finalement, qui de mieux que moi-même pour prendre soin de moi ?

Au milieu de tout ce méli mélo de faits et d’émotions auxquels je ne peux plus rien, qui saura mieux que moi-même me rassurer, me consoler, me dire :

« C’est pas grave ! Tu ne l’as pas fait exprès. »


Et si ta rancune m’a peinée, c’est sans doute aussi parce qu’une part de moi était bien d’accord avec toi : 

« Tu es nulle.

Comment as-tu pu te tromper sur un sujet aussi important?

Elle comptait sur toi!»

Oui, crois-moi, je suis bien capable de penser par moi-même toutes ces « méchancetés ».


Mais je préfère choisir de me pardonner parce que si je sais que je me suis trompée, je sais aussi tout ce que j’accomplis au quotidien pour moi et ceux que j’aime.

Je m’octroie cette bienveillance parce que la honte et la culpabilité n’effaceront en rien mon erreur. Elles ne feront que cultiver en moi des sentiments douloureux et inutiles.


Et j’accepte

Oui, j’accepte que ma démarche te soit étrangère voire choquante puisque tu as besoin que je sois « punie » et reconnue pour mes « méfaits ».

Cette colère et cette rancœur t’appartiennent. Je te souhaite qu’elles te passent car ce sont des sentiments forts désagréables à conserver en soi.

Si toutefois cela pouvait te soulager, une fois encore, je suis navrée de cette erreur et de ses conséquences. C’est tout ce que j’ai à t’offrir.

Le reste t’appartient, à toi et à ceux que les jugements intéressent.

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