Je vieillis et ce n’est pas rien !

je-vieillis-et-ce-nest-pas-rienEntre la façade préservée de la femme quarantenaire qui s’assume et les sentiments troublants, inavoués, profonds qui me titillent depuis quelques temps secrètement, mon cœur balance.

Alors, oui, je dois me l’avouer :

« Je vieillis et ce n’est pas rien ! »

 

Mes amies cinquantenaires sourient déjà en lisant ces lignes, et je les entends d’ici :

« Yohhhhh (avec l’accent Alsacien svp), mais toi, tu es encore jeune ! »

 

Et nous pouvons d’ailleurs continuer à nous rejeter la balle comme çà longtemps en cherchant qui est la plus à même d’obtenir le droit de se plaindre sur son âge car :

  • Nos parents de 70 ans et plus trouveront que les femmes de 50 ans sont encore jeunes.
  • Les femmes de 50 ans sourient quand elles entendent celles de 40 se plaindre.
  • Celles de 40 ans sont carrément hilares quand elles voient des jeunettesde 30 ans dire qu’elles n’ont pas vu les années passer.
  • Et celles de 30 ans disent déjà aux femmes de 20 ans :

« Tu verras quand tu auras mon âge».

 

Le temps file

 

Si j’ai bien conscience qu’en approchant à peine la quarantaine, dire que je vieillis va faire sourire bon nombre de personnes, je veux aussi être honnête avec moi-même :

admettre que si je vois dans ces années passées, qui ont filé à toute vitesse, une expérience riche, appréciable et constructive ; je ressens également des sentiments plus profonds, parfois pénibles voire angoissants.

J’ai souvent le sentiment que j’ai toujours 20 ans dans ma tête et que les 18 dernières années sont passées à la vitesse de l’éclair sans me laisser le temps de me préparer à être dans la peau d’une femme de 38 ans.

 

Mes peurs

 

Inutile de vous dire que si j’ai mis 18 ans à accepter l’idée que je n’ai plus le même physique aujourd’hui que le jour de mes 20 ans, peut-être qu’il me faudra encore un peu de temps pour m’adapter à d’autres changements qui surviennent quand les années passent :

  • Voir ses enfants grandir jusqu’au point où :

o   Ils comprennent que vous n’êtes ni la plus belle ni la plus intelligente au monde.

o   Ils se préoccupent plus de la vie de leurs copains que de celle de leur famille.

o   La complicité passée laisse place à un rôle d’intendance la majorité du temps.

 

  • Accepter l’idée que quand tu commences à avoir les mêmes vêtements que ta fille de 12 ans, il est peut-être temps de réadapter son style.

 

  • Accepter l’idée qu’évoluer n’est pas synonyme d’être une vieille.

 

Laisser évoluer cette femme de 20 ans c’est au fond, pour moi, comme « tourner une page » et accepter de laisser la place à celle que je deviens avec toute sa part de mystères, d’inconnu.

Me réfugier dans mes habitudes vestimentaires, langagières, sociales est une forme de sécurité :

« Ca, au moins je connais ! »

 

Même si je n’y suis plus tout à fait à l’aise…….

 

 

De haut en bas et de bas en haut

 

Je suis heureuse d’avoir acquis certaines expériences avec le temps qui me permettent d’avoir accès aujourd’hui à certains de mes rêves.

 

Evidemment, c’est cette expérience qui m’a permis de découvrir mes pépites et ces sentiments de bien-être et de plaisir sont ma mine d’or découverte au fil des années.

En ce sens, chaque jour qui passe est une pépite de plus.

 

Et puis parfois, il suffit d’un reflet dans le miroir, un essai vestimentaire raté, un évènement anodin pour me plonger en quelques secondes dans une morosité difficile à ignorer :

 

« Suis-je encore attirante ? »

 

 

Difficile de faire abstraction de toutes ces images et diktats qui nous entourent.

Et j’ai parfois le sentiment de ne plus reconnaître ce visage dans le miroir.

Mes pommettes rebondies de jeune femme ont laissé place à un visage plus taillé.

Si cette maturité physique dans mon visage n’est pas pour me déplaire car je me trouve plus sexy qu’à mes 30 ans, j’avoue ne pas toujours me sentir bien dans ma peau pour autant.

 

Cela va au-delà de l’aspect physique.

J’ai des douleurs que je n’avais pas il y a 10 ans et mon corps récupère plus difficilement aussi.

Alors, oui, je sais !

Je suis encore jeune et tout ça « ce n’est pas la fin du monde » …….

et pour autant…..

faut-il ignorer ces sentiments qui reviennent si régulièrement et que je tais parce que

« c’est ridicule de parler de ça quand on a 38 ans ! » ?

 

Vider le bol

 

Une évidence m’a sauté aux yeux :

« Faire comme si tout ça n’était pas un problème pour moi.

Ignorer toutes ces petites récurrences négatives, insignifiantes seules mais importantes mises bout à bout, est le fond du problème. »

 

Alors j’ai pensé à une histoire…..

Une histoire qui m’a permis de trouver comment transformer ma peur de vieillir en certitude que ce que j’ai vécu de beau et celle que j’ai été seront toujours là, en moi, même si j’évolue.

 

 

« Il y  a bien longtemps, une merveilleuse grand-mère vivait  sur la petite île de Moloka’i.

 

Son nom était Kaili’ohe Kame’ekua.

Elle avait plus de cent ans lorsqu’elle mourut, en 1931.

 

Grand-mère Kame’ekua et sa famille enseignaient aux enfants à travers des histoires, d’anciens chants et des paraboles.

 

Une des histoires qui comptaient énormément pour sa famille, raconte que chaque enfant naît avec un bol de lumière parfaite.

Si l’enfant prend bien soin de la lumière, elle grandira et deviendra forte. L’enfant sera alors capable d’accomplir de nombreuses choses et pourra connaître beaucoup de choses.

 

Cependant, il y a parfois des choses négatives qui entrent dans la vie d’un enfant…

Il y a des blessures, des colères, des jalousies ou des douleurs.

Et ces blessures, ces colères ou ces douleurs deviennent comme des pierres qui tombent au fond du bol.

Assez vite, il se peut qu’il y ait tant de pierres qu’on ne puisse plus voir la lumière…et assez vite, l’enfant peut devenir comme une pierre, il ou elle ne peut pas grandir…ne peut pas bouger.

 

Vous voyez, lumière et pierre ne peuvent occuper le même espace.

 

Mais ce que grand-mère Kame’ekua nous dit, c’est que tout ce que l’enfant a besoin de faire, c’est de retourner le bol et de vider les pierres, et la lumière grandira à nouveau…..Oui, la lumière est toujours là. »

 

Grâce à l’hypno thérapie et en partageant mes émotions avec vous, je vide mon bol et si toutefois vous vous retrouvez dans certaines de ces émotions, je vous invite à vider votre bol dans les commentaires.

C’est avec plaisir que je vous lirai à mon tour.

🙂

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