Tout plaquer !

Un mot de trop, le sentiment de se faire agresser alors que je suis moi-même tendue ou fatiguée…

Cette fameuse goutte d’eau qui fait déborder le vase.

 

Me voilà, sans filtre, excessive à souhait. La raison s’en est allée au profit de mes émotions les plus virulentes.

 

Tempérer

 

J’ai essayé d’éviter le conflit. A vrai dire, cela fait des semaines que j’ai le sentiment que j’encaisse certaines frustrations pour l’éviter soigneusement.

 

« Est-ce par peur de ses réactions ou des miennes ? »

 

La vie à 2, à 3 à 4, à5. Peu importe le nombre finalement, à partir de 2, le mot concessions pointe le bout de son nez.

Alors, je tempère, il tempère, nous tempérons tous du mieux que nous pouvons.

 

J’ai appris avec le temps que taire ses émotions était mauvais, les exprimer de manière virulente pas forcément plus approprié alors j’essaie du mieux que je peux de trouver une sorte de juste milieu.

« Si seulement il y avait une sorte de recette miracle ! »

 

J’encaisse

 

Depuis quelques temps, nous avons une manière différente de procéder dans l’éducation des enfants notamment sur la forme (plutôt que sur le fond d’ailleurs ou nous sommes en phase).

Plus j’évolue en âge et plus j’ai le sentiment que certains messages passent tout aussi bien formulés posément qu’énoncés sur un ton fort et désagréable.

Je ne dis pas qu’un ton sec ou même un pétage de plomb de temps à autre ne font plus partie de mon mode de fonctionnement. Je suis humaine !

Je suis même intimement convaincue que confondre bienveillance avec laxisme mène tout droit à la catastrophe car les enfants ont besoin de limites, de règles pour évoluer et développer leur autonomie dans un cadre délimité qui leur procure inconsciemment bien plus de sécurité que de frustrations.

Et puis, à vrai dire, la frustration est essentielle à leur développement. Vous l’aurez compris, j’ai une opinion qui va dans le sens d’un fond structuré avec une forme aussi bienveillante que me le permet mon état émotionnel du moment.

 

Là où avant je m’emportais inutilement, j’aime à croire que j’arrive aujourd’hui à être bien plus posée dans ma manière de communiquer et également à lâcher sur certains points où mon exigence était souvent disproportionnée.

 

Alors comment faire quand mon mari, lui, n’avance pas dans la même direction ?

Pire.

Plus je suis calme, plus il durcit le ton.

Plus je m’apaise et moins je supporte sa dureté qui me saute au visage comme de l’agressivité gratuite.

 

Envie de tout plaquer

 

Et voila cette fameuse goutte d’eau. Celle qui me fait sortir de mon silence.

Cette agression de trop qui me semble si injuste.

 

« Communique posément sinon ça va dégénérer ! »

J’essaie. Je le jure. De toutes mes forces.

Mais rien n’y fait.

 

L’échange prend un chemin que j’ai tout fait pour éviter.

Tout est noir et blanc, plus aucune nuance dans les propos.

Tantôt victime, tantôt bourreau, nous échangeons des mots qui blessent et nous détachent du problème de fond à mesure que la discussion s’envenime.

 

J’ai le malheur de donner l’exemple du soulagement que j’ai ressenti durant son déplacement professionnel récent pour essayer d’illustrer la tension que je ressens au quotidien, et mes propos sont mal interprétés.

« Je le comprends en même temps. Moi aussi, je l’aurai mal pris.

C’était nul mais c’est dit. Trop tard, le mal est fait ! »

 

Tout est remis en question dans nos têtes, dans nos paroles: notre amour, notre vision commune, notre vie de famille.

Si vite ?!

 

Les bras m’en tombent, le sourire présent il y a encore 15 minutes avant toute cette histoire a définitivement disparu.

Je suis triste.

Envie de rien. Envie de tout plaquer.

 

Ras le bol d’avoir le sentiment de ne pas pouvoir trouver un terrain commun sur lequel s’entendre.

Je ne demande pas la symbiose parfaite, juste un terrain neutre.

 

Apaisée

 

Je choisis de laisser cette carapace. Celle derrière laquelle je me suis retranchée trop souvent.

Cette façade qui a eu raison de certaines relations passées déjà.

 

Ne plus faire semblant, oser dire, oser demander, posément.

Voilà quelques années que je persévère pour que nous puissions évoluer ensemble. Je crois que lui aussi.

Nous sommes différents et nous ne partageons pas toujours la même manière de fonctionner mais si je regarde en arrière, je dois admettre que les concessions ont été faites des deux côtés.

Nous n’avons pas fini de nous prendre la tête pour l’éducation des enfants, c’est certain.

 

Mais il y a là quelque part, une sorte de terrain commun que nous trouvons à force de persévérance et d’échanges, de larmes et de câlins et de concessions faites de chaque côté.

Ce terrain commun est celui de l’amour.

 

« L’amour ne résout pas tous les problèmes, mais il créé un climat de sécurité dans lequel nous pouvons chercher la réponse à ce qui nous préoccupe. Dans ce contexte, un couple peut discuter de ses différences en toute liberté et les conflits peuvent être résolus. Deux personnes différentes peuvent apprendre à vivre ensemble en harmonie. Nous apprenons à révéler le meilleur de l’autre. »

Gary CHAPMAN- Au cœur des 5 langages de l’amour

 

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