A travers elles…

De nombreux enfants pratiquent les sports que rêvaient de pratiquer leurs parents dans leur enfance.

Les miens n’ont pas dérogé à la règle !

 

Petite, je rêvais de danser mais au lieu de cela j’ai fait du piano (car ma mère avait rêvé d’en faire quand elle était enfant).

Alors, naturellement, j’ai incité mes filles à faire de la danse.

 

Je sais que ce n’est pas bien.

 

Oh bien sûr, je savais que je répétais le schéma de mon enfance.

La vérité, c’est que ma fille souhaitait faire de l’équitation et que moi, ça me terrifiait.

Les chevaux ne me rassurent pas. J’avais peur pour elle.

Chacun son truc !

 

Bref, je m’inquiétais pour sa sécurité et je trouvais donc ce sport inapproprié pour ma fille.

 

J’ai donc mis en place toute une stratégie pour orienter ma fille vers ce que je voulais pour elle.

Et elle a évidemment fini par choisir la danse !

 

Mère manipulatrice ? Couveuse ?

 

J’en ai lu des articles qui m’ont culpabilisée sur mes erreurs d’éducation commises.

 

 

Le cœur a ses raisons….

 

Il se trouve que de part mon métier de thérapeute, j’ai connaissance au moins partiellement de l’impact que peut avoir cette attitude sur mes enfants.

Et pourtant, je l’ai fait !

Et j’imagine que je le ferai encore.

Oui, il m’arrive encore d’orienter leurs décisions et leur vie en fonction de mes envies pour elles.

 

Est-ce que je m’accompli à travers elles ?

Est-ce que je veux le meilleur pour elles ?

 

Oui.

Mon cœur de maman et de femme prend souvent les commandes, je l’avoue.

Ma tête analyse et me culpabilise mais elle ne fait pas le poids face à mes émotions, mes aspirations pour elles.

 

Leur avenir

 

Si chez moi, cela s’est traduit à travers leurs activités extra scolaires, pour d’autres cela se traduit dans d’autres domaines.

Pourquoi certains enfants sont scolarisés en écoles privées, Montessori ou encore à la maison ?

 

Je ne prétends pas avoir la réponse à cette question.

Mais j’imagine que derrière ces décisions se cachent les mêmes aspirations, envies, émotions de leurs parents :

« Je veux leur assurer un bel avenir ! »

« Je veux le meilleur pour mes enfants ! »

 

La quête du meilleur

 

Finalement, j’ai parfois le sentiment, que cette quête de la perfection qui me propulse inlassablement la tête dans le mur depuis toujours me poursuit à travers mes enfants.

 

Il y a quelques années, elle se traduisait par un besoin récurrent de tracer pour elles une voie vers la « réussite » (sociale, professionnelle).

Aujourd’hui, j’ai complètement changé mon fusil d’épaule et je cherche plutôt à les encourager à se découvrir, à s’épanouir.

 

Mais pour être tout à fait honnête, c’est une lutte permanente contre moi-même.

Et cette lutte, je me l’impose une fois encore parce que c’est ce qu’il faut faire.

 

« On nous le dit partout ! »

 

Fais de ton mieux !

 

Je reconnais avoir eu déjà tellement de positionnements par rapport à l’éducation (scolarité, activités, autonomie, etc) de mes enfants, que parfois je m’y perds un peu moi-même.

 

J’ai trois enfants qui ont été élevées chacune différemment (avec quand même quelques grandes lignes en commun).

 

Je crois que tout ce travail sur moi, toutes ces lectures et connaissances acquises ces dernières années m’ont un peu chamboulée.

Parfois soulagé.

Parfois culpabilisé et aussi finalement pressurisée.

 

J’ai souvent pensé que j’étais une mauvaise mère en découvrant ce qu’il fallait faire tout en le mettant en corrélation avec ce que, moi, j’avais fait concrètement (et que je fais encore !)

 

Mais il y a une chose qui m’a finalement soulagé.

Un des accords toltèques (pour celles qui connaissent « Les 4 accords toltèques ») :

 

« Faites toujours de votre mieux ! »

 

Finalement, c’est ce que j’ai toujours fait.

Alors tout va bien.

 

Et vous ?

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