Tu es entrée dans ma vie.

Je t’ai désirée de tout mon cœur.

 

Etait-ce la continuité de l’amour avec ton père ?

L’envie de fonder une famille ?

 

Il y a un peu de tout ça, c’est certain.

 

Mais la vérité est plus profonde.

 

Car là, quelque part, au fond de moi.

Comme un instinct animal.

Je voulais te connaître.

 

Tu es entrée dans ma vie en pleurant de douleur.

Moi, j’ai pleuré de bonheur.

Beaucoup pleuré même.

 

Des larmes différentes de toutes celles que j’avais versées jusqu’alors.

 

Je t’ai aimée à la seconde où j’ai su que tu étais là, en moi.

Cet amour, je ne saurai le décrire.

 

Tu le vivras peut-être un jour.

Je te le souhaite tant.

Il est inégalable, viscéral.

 

J’ai su dès l’instant où je t’ai serrée dans mes bras que ma vie allait être remplie.

 

Remplie d’1 tas de choses : bonheur, rires, découvertes et aussi de peurs, d’angoisses, de frustrations…

Tant d’émotions.

 

Te laisser « partir »

 

J’ai compris, il y a peu, que tu devenais une jeune femme et que déjà tu « t’échappais »un peu.

Te laisser « partir » est difficile mais important.

Pour toi comme pour moi.

Les confidences se font plus rares.

Tes amies sont là pour ça.

C’est ton intimité, ta vie.

 

Alors, je suis là, à distance raisonnable.

 

Comme un tuteur proche de son arbre en pleine croissance.

Tantôt tu t’y agrippes pour ne pas ployer.

Tantôt je suis là, pas loin, mais tu n’as pas réellement « besoin » de moi.

 

Tu deviendras la femme que tu voudras.

Celle que tu seras.

Et je t’aimerai comme je t’aime depuis le 1er jour.

 

Il m’arrivera certainement de désapprouver certaines de tes décisions, d’émettre des remarques et même probablement que mon caractère te « tapera sur le système parfois ».

Je ferai de mon mieux comme je l’ai fait jusqu’ici.

Avec mes erreurs, mes travers mais toute ma bonne volonté et mon amour de maman.

 

Aujourd’hui, il me suffit de fermer les yeux pour voir défiler des scènes de ta vie qui m’ont marquée.

Tant d’émotions : de la peur de te perdre aux fous rires et câlins si précieux.

 

Tu resteras toujours mon bébé.

 

Grandis, épanouis-toi, trompe-toi surtout…ça voudra dire que tu essayes !

Apprends, amuse-toi !

 

Et quand tu en ressentiras le besoin ou l’envie : je serai là.

 

Tu m’as appris à être une «maman ».

Tu as « essuyé les plâtres » pour tes sœurs (pardon pour ça).

 

Merci tout simplement.

 

Aujourd’hui, tu as 13 ans.

Je t’aime.

Joyeux anniversaire ma puce.

 

Maman

 

 

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