Disputes en vacances: ce qu’on ne marque pas sur les cartes postales.


S’il y a bien une chose que je suis sûre de retrouver chaque année pour les traditionnelles vacances d’été, c’est les tensions et disputes en tous genres.

Oui, les vacances c’est Sea, sex and sun…mais pas que…

Il faut bien admettre que ce qui est censé être LE moment détente et plaisir de l’année se transforme, par moments, en source de disputes inévitables.

 

 

Alors, il y a, ce qu’on marque sur les cartes postales, les belles photos qu’on prend et qu’on exhibe (ou non) et puis il y a la face cachée. Ces choses qui restent en famille: les engueulades des vacances.

 

Le choix de la destination

 

Avant même d’avoir chaussé les tongs.

A une période ou parfois on porte encore doudoune et bonnet, les prémices des tensions liées aux vacances pointent le bout de leur nez.

 

Toute la famille a adoré le camping 5 étoiles de l’année dernière et rêve d’y retourner.

Et moi ?!  Non !

 

« Faut dire qu’au camping, le repas ne se fait pas tout seul.

Alors que l’hôtel all inclusive d’il y a 2 ans m’avait permis de respirer franchement. »

 

Commence une bataille stratégique.

Rien de bien franc ou direct mais des recherches chacun de son côté, chacun campant sur ses positions.

L’argument de poids pour lui : les finances.

Pour moi : de vraies vacances.

 

Trouver un compromis.

Voilà ma priorité du moment.

Alors je stresse, je fouine, compare.

Je trouve. Je l’appelle au boulot car il faut réserver tout de suite.

C’est une belle opportunité !

 

Bien sûr, il ne décroche pas tout de suite :

 « Foutue réunion ! »

La tension monte.

 

Nous sommes à 6 mois des vacances d’été et je suis déjà excédée.

C’est tellement compliqué de trouver le plan vacances qui va satisfaire toute le monde.

 

Les préparatifs

 

Les mois ont passé. L’été est là.

 

Les 2 derniers mois d’école sont passés à la vitesse de la lumière entre les galas en tous genres, les sorties scolaires, anniversaires des copains à droite – à gauche et le boulot.

Tout est passé si vite que le moment de partir en vacances est proche et que nous n’avons encore rien préparé.

 

« Est-ce que j’ai seulement encore un maillot de bain digne de ce nom à me mettre?! »

 

Comme de coutume, je vais m’occuper de la valise des 3 enfants et de la mienne + les affaires.

J’entends par affaires, à peu près tout le reste à penser :

  • Accessoires
  • Documents des vacances (plans, justificatifs de réservation, etc.)
  • Médicaments
  • Crèmes en tous genres
  • Nourriture et boisson pour le voyage
  • Nécessaire de toilette

Et j’en passe.

 

Alors oui, peut-être qu’à ce moment précis, je suis un peu à cran.

Peut-être qu’il choisi mal son moment pour me demander:

« Tu sais où est mon maillot de bain ? »

Ou

« Tu as pensé à prendre de la crème hydratante pour le corps ?! J’ai toujours la peau sèche en vacances »

 

Non mais.

Tu crois que je t’ai attendu !

Et puis

Je ne suis pas TA mère !

 

Je ne dis rien mais je le pense si fort qu’il sent mon irritation.

Avec le temps, il a appris qu’il vaut mieux faire « comme si de rien n’était » sous peine d’explosion.

 

Le coup d’envoi des vacances est donné.

 

Le trajet

 

Dieu merci, le temps des cartes routières que maman tenait avec angoisse (souvent à l’envers) et ou papa hurlait à plein poumons après avoir raté la énième sortie est révolu.

 

Mais selon les familles, il existe encore des sujets de discorde durant le trajet (quel que soit le mode de déplacement d’ailleurs !)

Chez nous, c’est simple.

 

C’est toujours sur moi que ça tombe

 

  • En avion, c’est les règlements de compte pour définir qui va devoir s’assoir à côté de l’enfant le plus dépendant et stressant durant le trajet (pour ne pas citer le petite dernière).

 

Alors nous avons pris l’habitude de couper la poire en deux pour que ce soit équitable : c’est chacun son tour.

Et oui, il y a un aller mais il y a aussi un retour.

 

Bizarrement, nous trouvons quand même toujours le moyen de comparer le niveau de pénibilité de l’enfant entre les 2 trajets.

 

« Oui, mais à l’aller, elle était beaucoup moins pénible. C’est toujours sur moi que ça tombe ! »

 

Et je ne vous parle pas du Tétris que nous faisons depuis que nous sommes 5.

Difficile d’équilibrer quand on est en nombre impair !

 

Alors qui va avec qui dans l’avion est un VRAI sujet de brainstorming des vacances chez nous.

 

Qui pourra se détendre le 1er

 

  • En voiture, c’est simple, le ton est donné d’entrée par la 1ère prise de tête qui consiste à équilibrer tous les bagages entre le coffre qui sature et l’habitacle.

 

Le tout en veillant à ne pas pénaliser le manque de place des jambes d’1 enfant plus que celui d’un autre : sinon c’est le début d’une guerre interminable qui va se traduire par des gémissements sans fin de mon ado préférée durant tout le trajet.

 

 

Puis, viens le temps du fameux :

« C’est qui qui roule ?! »

 

Plein de bonne volonté tous les deux, nous nous engageons sur une sorte d’alternance bienveillante. Un coup toi, un coup moi.

 

Quelques heures plus tard (et kilomètres dans les jambes), les bonnes intentions se dérobent pour laisser place à une forme de frustration en voyant l’autre tranquillement assoupi à côté tandis que je me cramponne à mon volant à gérer « seule » trajet et circulation.

 

« Mais pourquoi ça m’énerve autant ?! »

 

Chacun rêve de se détendre et à la vue de ceux qui y parviennent, la frustration gagne du terrain.

 

On y est

 

« Bientôt ce sera mon tour. »

 

J’essaie de le garder à l’esprit quand mes émotions s’emballent, emportées par l’accumulation de stress et de fatigue de ces derniers mois.

 

Oh, je sais bien qu’une fois sur place, les choses ne seront pas parfaites.

Je reste une maman, même en vacances.

Nous nous prendrons la tête sur place aussi, c’est sûr !

 

Mais, quand même, je dois l’admettre, si j’attends ce moment chaque année, c’est bien aussi parce que je l’aime.

Le soleil, le changement d’habitudes et de rythme, ce temps en famille assez rare pour qu’il puisse être particulièrement important, je sais que je vais aussi le savourer à sa juste valeur.

 

Alors à ceux qui partent d’ici quelques jours ou qui sont déjà les doigts de pieds en éventail (veinards !),

je vous souhaite de belles vacances magnifiquement imparfaites.

 

 

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