La honte!

Cette fin d’année (scolaire) est à l’image des précédentes : très tonique !

Galas, fêtes, représentations, obligations diverses….un vrai agenda de ministre pour mes filles (et moi du coup).
Mais cette année, je me suis rajouté une « petite cerise sur le gâteau » : moi aussi, j’ai fait un gala.

 

J’irai au bout de mes rêves

 

Depuis petite, je rêvais de faire de la danse.
Alors, comme je suis déterminée, depuis quelques années, à ne plus mettre de freins inutiles à mes rêves, j’ai décidé qu’il n’appartenait qu’à moi de donner corps à cette envie.
Et je me suis inscrite dans un groupe de Hip Hop en embarquant au passage quelques copines dans l’aventure 😉

Bien sûr l’apprentissage d’une telle discipline à 40 ans avec une expérience inexistante en danse (et en souplesse) ne s’est pas faite sans efforts (ni courbatures).

Mais j’y ai pris un grand plaisir !

Découvrir ce que l’on est capable de faire quand on est poussé dans ses retranchements, est un excellent booster de confiance.
Et puis, il y a le groupe : l’esprit d’équipe, la cohésion, le sentiment d’appartenance.

Bien entendu, tout ce travail avait pour finalité une représentation devant un public.
Un autre cap à passer : celui du regard des autres.

 

Reste zen !

 

La pression est montée doucement. Je me suis surprise à plutôt bien la gérer.
Non pas parce que j’avais confiance dans ma capacité à « assurer » mais parce que je savais que si je stressais ce serait pire. Alors, j’ai mis à profit tous les outils possibles pour rester « zen ».

Avec le recul, je me dis que j’aurai peut-être mieux fait d’extérioriser mon stress un bon coup : d’oser l’imperfection 😉

 

Nous voilà sur scène, je n’ai pas eu le temps de comprendre.

Ca y est !
La musique démarre et tout va bien.

 

Puis mes jambes se mettent à trembler

« Noooon, pas maintenant, pitié ! »

et….c’est le drame !

Un jeté de jambe qui ne fonctionne pas et je perds le fil.
Mouvement de panique dans ma tête….

« C’est fini pour toi
Tout le monde te regarde
La honte ! »

 

Au loin, j’entends quelqu’un hurler :

« C’est pas graaaaaave ! »

 

C’est ma prof !Sa voix me bouscule et je me ressaisis.

« Merci ! »

 

Mais il est déjà là, installé en quelques secondes à peine: le sentiment d’échec.

J’embraie le reste de la choré sans incident.

5 secondes de flottement sur 3 minutes ont suffit à me plomber le moral.
Je vois mes « collègues » souriantes et soulagées et moi, je ne parviens pas à être heureuse.
Pire, j’ai envie de pleurer.

Je me sens nulle de m’être plantée juste au moment où j’étais devant et où c’était le plus « visible ».
C’est la catastrophe dans ma tête. Je voudrai disparaître dans un trou de souris.

 

Une bonne nuit de sommeil

 

Je visionne la vidéo prise par mon mari, encore et encore. Je retourne le couteau dans la plaie.
Puis, je me couche avec un sentiment amer, en oubliant au passage, les magnifiques prestations de mes filles qui ont dansé, elles aussi.

Et le matin, au réveil; reposée, je réalise : le travail accompli.
Je me rends compte du défi que c’était! Et qu’il a été relevé, finalement.

Et « pas si mal » en plus.

Je me passe les vidéos de mes filles et je les admire avec des étoiles dans les yeux.
Ce qui me subjugue le plus en les regardant, c’est de sentir le plaisir qu’elles prennent à danser.

 

Alors l’année prochaine, je remonte sur scène et, c’est décidé: je m’éclate.
Gala 2018, ça c’est fait !

Et vous, c’est quoi votre rêve ?

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