Maman avec et maman sans

«  Maman »

 

Aujourd’hui, sous mon toit, ce mot a été prononcé au moins 300 fois.

 « Maman, tu sais où sont mes chaussures. »

« Maman, y a plus de jus d’orange. Il FAUT en racheter » (sous-entendu = « c’est TON RÔLE ! »)

« Maman, oublie pas hein, je finis à 15h. Tu viens bien me chercher ?! »

 

Et c’est sans compter les :

« Demande à maman ! »

de mon mari.

 

Alors voilà, j’ai décidé de vous exposer mon paradoxe concernant ce sujet car selon les jours, je ne le vois pas du même œil.

 

Les jours SANS …

 

Maman se dit qu’elle en a sa claque, qu’elle va vider les comptes pour se prendre un aller simple pour une destination paradisiaque et envoyer bouler la terre entière.

 

Le schéma est souvent le même :

 

Maman encaisse sans rechigner les 10 000 demandes, questions, requêtes et contraintes.

Puis elle enchaine sans réfléchir.

La pression monte malgré elle.

Elle court, fait ses 10 000 petites actions invisibles pour tous et pourtant bien réelles qui participent au bon fonctionnement du petit monde familial.

Puis.

Une goutte d’eau.

La question de trop.

La dispute entre sœurs à l’étage.

La petite qui chouine pour un rien.

Enfin, ce petit rien comparé à tout ce qui a été encaissé avec patience dans la journée met soudain maman dans un état incontrôlable, qui vu de l’extérieur sera sans doute aisément relégué à de l’hystérie (c’est tellement pratique !)

 

 

Bref, la douce maman aimante, calme, posée, à l’écoute, pédagogue et psychologue à ses heures laisse place à une sorte de bonne femme toute rouge vociférant à s’en faire claquer les veines du front et vidée de tout (réflexion, énergie, envie, bienveillance).

 

Mais car il y a un « mais »….

Maman est une maman et reste une maman coûte que coûte.

 

Alors, elle s’en veut.

Console.

S’excuse (D’être humaine finalement ?!)

Et une fois tout ce petit monde couché et la journée terminée s’affale sur son canapé vidée de sa journée mais amoureuse des siens.

 

Les jours AVEC….

 

Maman sait qu’elle est importante pour toute sa petite famille et que c’est pour ça qu’on la sollicite beaucoup.

Et surtout, elle admet parfois aussi….

Qu’elle l’a bien voulu et bien entretenu ce rôle de pilier parce qu’il est bien plus cher à son cœur qu’elle ne veut bien l’avouer.

😉

3 thoughts on “Maman avec et maman sans”

  1. Merci de vos articles…ca rassure ! 😉 En même temps j’aimerais tellement « decrocher ». J’ai parfois (souvent) l’impression d’être un meuble et de faire partie intégrante de la maison. Du coup je ne sais plus vivre pour moi…difficile d’être une maman !

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