Tout dire ou se taire: où est la limite ?

  • Tout garder pour soi.
  • Tout dire sans filtre.

Entre ces deux opposés, il y a tout un monde de nuances.

Nous avons tous en tête des personnes que nous pourrions aisément placer dans l’une de ces 2 catégories de l’extrême.

Oui, c’est si rassurant de se dire que nous nous sommes différents. Plus nuancés que ces gens là.

Et pourtant, cette question, souvent je me la pose :

« Où est la limite ? »

Quand est-ce réellement pertinent de s’affirmer: de dire les choses que l’on sait, que l’on pense ?

Et quand faut-il savoir se taire ?

Ceux qui parlent (trop)

Cà m’est arrivé ! Oui.

Souvent en fait, pour tout dire.

« Que celui qui ne l’a jamais fait me jette la première pierre ! »

Par erreur (ou bêtise si vous préférez), dans la lancée des confidences du moment, emballée par la discussion….

Peu importe en fait, ce qui nous amène à cancaner ou à dire trop ce que l’on pense sans filtre.

Il faut reconnaitre que si parfois cela a du bon de transmettre les infos, souvent ça peu avoir des répercussions pas très sympathiques pour les victimes de la remarque, du ragot ou pour soi-même quand on est trop entier.

Ce qui nous motive

  • Se sentir intéressant parce que l’on a quelque chose à dire, avoir le sentiment d’exister dans le groupe,
  • Echanger parce que la communication est pour nous une valeur essentielle,
  • S’affirmer pour :

 -conserver notre liberté de penser,

-éviter les non-dits et les interprétations,

-palier à une injustice,

  •  Partager avec une personne ou un groupe et avoir le sentiment de renforcer nos liens par l’intimité des secrets,
  • Se sentir rassuré en se comparant à notre avantage et en pointant du doigt les erreurs d’une personne qui nous faisait jusqu’alors nous sentir inférieure,
  • Et parfois simplement parce que l’on a été blessé… « œil pour œil ! »

Ceux qui ne parlent pas (assez)

Là encore, j’avoue que dans certains cas, je me suis retrouvée dans cette catégorie.

« Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire »

Il y a, parfois, dans ma tête une ritournelle ou même une discussion complète dans laquelle je dis à la personne ce que je pense….mais, en fait, rien ne sort.

C’est comme si, à l’intérieur, je savais exactement ce que je dois lui dire pour la remettre à sa place ou l’informer de ma position mais à l’extérieur, je m’écrase en silence.

Et puis, nous avons tous dans notre entourage une ou plusieurs personnes qui sont discrètes. Ces personnes qui observent en silence et participent à la discussion très rarement.

Certaines sont si discrètes qu’on oublierait presque leur présence éclipsée par les fanfarons du groupe.

Et d’autres sont comme des scalpels, elles incisent de manière précise juste quand c’est nécessaire.

Pourquoi ce silence ?

  • La peur de se sentir humilié ou jugé, de dire des bêtises ou d’être inintéressant(e), un grand manque de confiance en soi et dans la capacité de l’autre à faire preuve de bienveillance,
  • Une éducation ou une nature qui amène à se positionner en observateur et n’intervenir que quand on est sollicité ou dans des contextes qui paraissent essentiels (professionnel par exemple)….ça c’est les fameux scalpels 😉
  • La peur de se sentir rejeté en voyant ses propos contredis, ses propositions refusées ou dénigrées,
  • Le plaisir d’écouter les autres et d’apprendre quand on manque d’expérience sur le sujet lancé,
  • La peur des conséquences, de ce qui peut arriver si on en à trop dit ou mal rapporté.

Le juste milieu

Y en a-t-il réellement un ?

Trop ou pas assez par rapport à quoi finalement ?

Au milieu de ces extrêmes, ne sommes-nous pas, tous, dans les nuances quand nous le pouvons, et d’un côté par nature plus que l’autre sous l’emprise de nos émotions.

L’expérience nous apprend à mettre des nuances avec l’âge, ou au contraire à basculer dans les extrêmes selon comment nous la transformons.

J’aime à croire que le bonheur réside dans un savant mélange entre les leçons de vie intégrées et l’acceptation de notre nature (avec sa part d’ombre et de lumière).

Pour ma part, je sais que derrière mes peurs de trop en dire ou pas assez, se cachent toujours mes peurs de mal faire et de ne pas être aimée.

A vrai dire, je ne pense pas qu’il y ait réellement une limite. Car il y a autant de limites que d’individus sur cette Terre et ce qu’ils sont prêts ou non à accepter.

Pourquoi ne pas simplement apprendre à s’aimer.

Ceux qui nous entourent, bien souvent, nous ont déjà, pour leur part, accepté depuis bien longtemps


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