« Trahie une fois mais pas deux ! »

La vie est jalonnée de choix permanents et souvent c’est quelque chose de plutôt positif.

Devoir faire un choix revient aussi à « avoir la main », être maître de la situation.

J’avoue préférer devoir choisir plutôt qu’on m’impose les choses.

 

Mais là n’est pas le problème;

En ce moment, je cumule les situations dans lesquelles les choix qui s’offrent à moi font écho à de vieux schémas du passé, de vieux schémas amers dans lesquels j’ai eu le sentiment d’avoir été trahie.

 

Et pour résumer ce qui me freine dans mes choix, je ne vois rien de mieux que ce bon vieux dicton :

 

« Chat échaudé craint l’eau froide »

 

Ou encore :

« On m’y a pris une fois, on ne m’y reprendra plus ! »

 

Se faire « avoir »

Etre trahie

 

« Que celui qui n’a jamais connu la trahison et reste depuis sur ses gardes me jette la 1ère pierre ! »

 

Ce bien si précieux

 

La confiance

Qu’elle soit en soi ou aux autres, la confiance est parfois accordée comme un don précieux.

 

Quand j’ai donné ma confiance par le passé, que ce soit en amitié ou dans ma vie professionnelle, j’ai souvent placée celle-ci dans des personnes que j’estimais, pour qui j’avais un profond respect.

Je me suis alors dévoilée, complètement laissée aller;

Confiant mes émotions les plus difficiles, mes doutes, mes incertitudes en gage d’une forme d’intimité accordée à des personnes en qui j’avais vu des valeurs sûres.

 

Le vent a tourné

 

L’entente intime est devenue mésentente.

La confiance a laissé place à la méfiance et quelque chose de précieux s’est brisé.

 

Une cassure qui est allée bien au-delà de ces relations;

Elle s’est infiltrée en moi;

Et elle a rompu la confiance que j’avais alors dans mes capacités à discerner le vrai du faux, à cerner les gens, à être respectée, aimée réellement et sincèrement.

 

Comme une tornade intérieure qui a fait rage un moment avant de finalement s’apaiser avec le temps et la distance mise entre ces personnes qui m’avaient déçue, trahie et moi.

 

Un recommencement

 

Alors quand tout à coup surgissent quasi en même temps dans mon quotidien calme et équilibré un fantôme du passé et une opportunité professionnelle créant en moi des sentiments mitigés, je suis sur la défensive.

Car cette opportunité, si je l’accepte, m’oblige à collaborer avec une personne ne m’inspirant aucune confiance.

« Et j’ai déjà donné, merci! »

D’un autre côté, cette opportunité m’ouvre des portes et j’ai travaillé dur pour les voir s’ouvrir alors…..

Me voilà face à un dilemme :

« J’y vais ou j’y vais pas ? »

 

Est-ce que je ne vais pas encore une fois me faire enfler ?!

Comment le savoir ?!

 

Faire le vide pour faire le plein

 

La bonne nouvelle, c’est qu’ au moment où je vous écris ce texte, je le fais sereinement parce que la situation s’est décantée.

Alors, loin de moi l’idée de vous dire que la solution que j’ai trouvé pour m’apaiser fonctionne à tous les coups et pour tout le monde.

Mais je voulais vous partager mon expérience du jour parce que je me dis que si ça peut servir à d’autres, ce serait bête de rater cette opportunité 😉

 

C’est tellement bidon parfois

 

La solution est dans la simplicité.

 

Premièrement, j’ai soufflé un coup….

Je veux dire vraiment soufflé un coup (genre 5 à 10 minutes de respiration où je me suis vidé la tête).

Et puis, comme une évidence, mes yeux se sont posés sur mes tubes de peinture acrylique rangés proprement par couleur dans leur boîte avec le noir et le blanc encadrant toute une palette riche de couleurs et composant les extrémités;

« Vous me voyez venir là ou non ?! »

 

Bref, je me suis rappelé que la vie n’était pas faite de noir et de blanc et qu’il y avait des tas de nuances entre.

Que par conséquent un choix pouvait être fait tout en y ajoutant des clauses, des conditions, des limites.

« Les miennes en l’occurrence! »

 

Alors j’ai fait le vide sur l’ancien (le stress et les peurs liés au passé) pour faire le plein de mes nouvelles capacités.

Et forte de tous ces enseignements que mes expériences passées m’ont apporté, j’ai su comment m’affirmer.

 

Affirmation de soi

 

Car en fait tout le dilemme est plutôt là :

« Comment ne pas écraser l’autre sans se faire écraser ?! »

 

Trouver sa juste place auprès des autres en étant soi-même et en ayant pas peur de poser des limites.

Si le passé m’a enseigné quelque chose, c’est que ces limites que je n’ai pas su poser, je les ai tues par peur d’être jugée ou rejetée, pas aimée.

« Et pour quel résultat ?! »

 

Alors je n’y parviendrais pas encore toujours mais je suis fière de dire qu’aujourd’hui j’ai été moi avec mes limites posées clairement.

 

A ce choix trop manichéen, extrême et déroutant à mes yeux de savoir s’il faut y aller carrément ou ne pas y aller du tout, je réponds :

 

« J’y vais mais à quelques conditions ! »

 

Et j’ai décroché cette opportunité tout en posant le cadre nécessaire à mon bien-être.

Et qu’est ce que ça soulage de s’affirmer! 🙂

 

 

 

 

 

 

 

 

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